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Professeur Philippe Rossignol
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Ecrire pour le Web

Certains parlent d'une révolution culturelle aussi importante que celle de l'imprimerie, d'un bouleversement profond et irréversible des modes de pensée, d'une remise en question de nos principaux acquis littéraires.
D'autres ne manquent pas de rappeler que les manières d'écrire sont infinies et qu'elles n'ont pas attendu le web pour se diversifier. Que le découpage de l'info et la cassure de la linéarité sont exploités depuis longtemps par les magazines imprimés. En somme, que le web ne change absolument rien...
Internet a généré un effet de mode hors du commun et de multiples excès que les historiens de demain reliront probablement en souriant. Internet n'est qu'un nouveau canal de communication qui s'ajoute à tous les autres : la radio, la télévision, le papier,...
Cependant, croire que le traitement de l'information et, a fortiori, l'écriture, n'en subit aucune influence est naïf.

Evolution des médias

1447 Livre imprimé
1793 Lithographie
1822 Photogravure
1837 Télégraphie
1839 Photographie
1876 Téléphone
1877 Phonographe
1895 Radio
1895 Cinématographe
1932 Télévision
1935 Magnétophone
1948 Ordinateur

Développement de contenu


Le contenu est, en définitive, un des éléments décisifs de votre projet Web, si pas le principal. C'est là que se situera la plus-value informative qui va amener l'utilisateur vers la finalité de votre dispositif (acheter en ligne, prendre contact, s'informer,...). Il est donc primordial d'y consacrer la plus grande attention.
Une page d'un site Web n'est pas lue comme une page de magazine papier ni comme un prospectus publicitaire. Le Web est un médium particulier qui possède ses spécificités. Cela fait maintenant plusieurs années que des études poussées ont déterminé précisément quels sont les comportements spécifiques des internautes. Connaissant les mœurs de lecture des utilisateurs du Web, il est important d'aller à la rencontre de leurs attentes afin de leur faciliter l'accès à l'information ou, tout simplement, que votre texte soit lu. Il est évidemment possible de partir d'un texte déjà existant qu'il ne faudrait qu'optimiser.
Selon les études que nous retrouvons sur les sites : L'ergonome & Useit.com / Alertbox
79% des lecteurs font appel à une lecture dite ''de balayage''.
16% des lecteurs lisent mot à mot.
Sur écran, la lecture est plus lente de 25%.
78% des lecteurs accrochent leur regard d'abord sur le texte contre 22% sur les images.
23% des utilisateurs impriment la page avant de la lire, 23% l'enregistrent numériquement et le reste la lit directement à l'écran.
60% des lecteurs de périodiques en ligne impriment les pages en vue d'une lecture ultérieure.
75% des articles de périodiques en ligne sont lus contre 20% à 25% pour les articles imprimés.
80% des mots courts sont des mots concrets (4 syllabes max.)
500 à 4000 signes est la longueur idéale d'une page Web
15 à 20 mots est la longueur maximale d'une phrase
La longueur d'une ligne se situe entre 40 et 70 signes

L'impact de l’écriture est fondamental dans l'environnement hypertexte que constitue Internet.
Changez l'intitulé d'une rubrique, d'un titre ou d'un hyperlien, et vous pourrez faire varier le taux de lecture correspondant dans un rapport de 1 à 10.
Les internautes se comportent de manière extrêmement fugitive ; pour être lu, il vous faut être bref, explicite, informatif. Inspiré de l'expérience utilisateur.

Quelques conseils propres à la rédaction sur Internet :

(Une version actualisée en décembre 2015 se trouve en ligne sur le site de Yellow Dolphins )

1.Les titres
- Prévoir impérativement un titre pour chaque page.
Le titre sera :
- Court
Entre 4 et 10 mots. Idéalement, le titre devrait tenir sur une seule ligne.
Eliminez tous adjectifs, prépositions, adverbes et circonlocutions non indispensables.
Visible
Dans la zone centrale de la page, immédiatement au-dessus du contenu.
Utilisez une taille de caractère supérieure à celle du corps du texte.
Proscrire les italiques, le souligné ou les majuscules
Explicite
Au vocabulaire compréhensible par le public visé. Décrivant le mieux possible le contenu de la page et sa valeur ajoutée (anticipation du contenu). Sans acronyme, sigle ou idiomatisme.
- Accrocheur
Invitant à la lecture du contenu, à condition de rester explicite.
Évitez les effets rhétoriques : jeux de mots, ponctuation exclamative, langage promotionnel.
Vérifiez si une phrase avec un verbe ne rend pas le titre plus dynamique.
Contenant des mots clés. Les moteurs de recherche tiennent compte du contenu des titres pour indexer les pages web. Réutilisez ces mots clés dans le corps du texte pour renforcer la cohérence du message.
Ayant une signification autonome
Le titre est susceptible d'être repris dans un sommaire interactif. Par le biais d'un moteur de recherche, les internautes peuvent atterrir directement sur la page ; ils devraient pouvoir en comprendre immédiatement la portée.
Dont les premiers mots sont les plus signifiants.
Si une date est associée au titre, placez-la après le titre.

2.Les introductions
Limitez l'accroche à un seul paragraphe, court.
Pour mettre l'accroche en évidence, utilisez la mise en gras ou un fond de couleur distinct, mais jamais le souligné ni les italiques.
-Résumez l'essentielde l'information.
L'accroche doit pouvoir être lue comme une "brève". A elle seule, elle constitue la base de l'information. Le reste de l'article ne fait qu'apporter plus de détails.
Pour vous aider à résumer l'info, appliquez la technique des "5 W" qui conduit à répondre aux 5 questions de base que se pose le lecteur : Who ? What ? When ? Where ? Why ?. Autrement dit : qui est concerné ? Quelle est la nouvelle, de quoi est-il question ? Quand cela s'est-il produit ou quand cela va-t-il se produire ? Où ? Pourquoi ?
- Droit au but : évitez d'introduire un sujet par un texte d'accueil inconsistant ou par des précautions d'usage. Appliquez le principe de la « pyramide inversée » qui veut que l'on commence par l'essentiel, pour aller ensuite vers le détail et vers la nuance.

3.Le contenu des articles
- Découpez l'information en plusieurs paragraphes.
-Limitez-vous à une seule idée par paragraphe, qui apparaîtra dans la première phrase du paragraphe.
-Utilisez, si nécessaire, plusieurs blocs d'informations. Déportez l'information complémentaire, spécialisée ou récurrente dans des encadrés spécialisés (par exemple, les chiffres clés, les interviews, les sources, etc.).
-Utilisez des intertitres, surtout dans les textes longs (plus de 2 000 caractères).
-Limitez le volume de la page : entre 500 et 4 000 caractères, soit maximum 4 écrans.
-Mettez les mots clés en gras. Sans abuser.
-Utilisez les listes à puces ou à numéro, qui donnent du relief à la page.
-Illustrez votre contenu à l'aide de visuels informatifs.
-Utilisez des phrases courtes (15-20 mots), au vocabulaire et au style simples, concrets, directs, et concis.
Entre deux expressions équivalentes, choisissez toujours la plus courte (par exemple, « sauf » plutôt que « à l'exception de »).
Utilisez la voix active plutôt que passive.
Remplacez les subordonnées relatives par deux phrases.
Évitez les phrases accumulant chiffres, sigles, abréviations ou énumérations.
Évitez les incises, les phrases entre parenthèses, le point-virgule ou les deux-points lorsqu'ils sont utilisés comme un moyen de fournir une information accessoire ou une respiration dans une longue phrase.
- Évitez le jargon (juridique, administratif, commercial, etc.).
- Évitez les acronymeset autres abréviations « non universelles », à moins de les avoir explicités dès le début du texte.
-Adaptez votre ton à votre cible et maintenez un ton cohérent.
- Pour assurer la pérennité de votre contenu, utilisez des repères temporels absolus (« en décembre 2004» plutôt que « le mois prochain »).
-Évitez les repères spatiaux propres au support papier, soit textuels ("voir plus loin", "ci-dessous", "susmentionné", "à la page suivante") ou hiérarchiques (chapitrage tel que I.a, II.a ou a), b), c),...). Ces repères sont étrangers à la navigation hypertextuelle.
Pour les mêmes raisons, n'utilisez pas de notes de bas de page.


4. Les hyperliens
-Limitez le nombre de liens dans les pages :
Sept liens maximum recommandé au sein d'une zone de liens groupés à l'extérieur du contenu à consommer.
Vingt liens maximum, au total, au sein d'une page d'accueil, excepté pour les sites portails.
Cinq liens maximum dans le contenu lui-même.
-En règle générale, regroupez les liens en marge ou au bas des articles plutôt que de les intégrer dans le corps même du texte (ce qui constitue une incitation à la digression).
-Rédigez des hyperliens explicites, donnant une idée précise de vers quoi ils mènent.
Évitez les liens du genre "cliquez ici", "next page".
-Les liens ne doivent être ni trop courts (ce qui les rend peu visibles ou peu explicites) ni trop longs (ce qui les rend peu balayables). N'hésitez pas à placer le lien sur plusieurs mots, mais jamais sur un paragraphe entier. Les hyperliens composés de 3 à 5 mots fonctionnent parfaitement.
-Évitez les liens redondants, qui donnent accès au même contenu.
-Veillez à assurer la correspondance de l'intitulé du lien et du titre de la page de destination.
-Accompagnez volontiers le lien d'une courte description textuelle plus précise.

Notez qu'en HTML, vous pouvez éventuellement associer un attribut TITLE au lien (description complémentaire, plus explicite, qui s'affiche au survol de la souris).
-Assurez-vous que vos hyperliens sont discriminants. Les liens, surtout contigus, doivent pouvoir être clairement différenciés. Par exemple, ne faites pas se côtoyer un lien "Nouveautés" et un lien "Actualités"... ou rendez-les plus explicites... "Nouveautés sur le site" et "Communiqués de presse".
-Utilisez de préférence les couleurs standards (bleu pour les liens non visités et pourpre pour les liens visités). Dans tous les cas, utilisez des couleurs différentes pour les liens visités et non visités.
-Soulignez les liens. Seule exception acceptable : les liens contenus dans l'interface de navigation, lorsque le design graphique rend le caractère interactif évident.
-Inversement, ne soulignez pas du texte non interactif.
-Sauf exception (fichiers PDF volumineux, applications informatiques,...), évitez que les liens ouvrent une nouvelle fenêtre, du moins pour tout contenu appartenant au même site.
-Mentionnez toujours à l'internaute qu'un lien ouvre du contenu autre qu'une page web (PDF, document Word, etc.).
-Prévoyez toujours une alternative hypertexte dans le cas des liens sur des images.
 
5. Les images
-Associez à vos images un texte alternatif. Il s'agit d'un équivalent textuel, descriptif et concis, visible au survol de la souris.
-Privilégiez les images à caractère informatif.
-Chaque fois que c'est possible, prévoyez une légende, concise et donnant du sens à l'image.


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